Paris

De Sous-surveillance
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Cliquer sur l'image pour voir la carte.

Ban Paris.jpg

Rue

À Paris nous allons distinguer essentiellement les caméras de la préfecture de police et celle de la ville de Paris en plus de toutes les caméras privées (20.000[1]) ou publiques des bâtiments, commerces, et particuliers. Ci-dessous nous allons voir les caméras de la ville et de la préfecture de Paris.

Pour le "Plan de vidéoprotection pour Paris" (PVPP):

 
 
La Préfecture de Police de Paris a confié au groupement INEO et CITELUM, INEO Groupe GDF SUEZ (mandataire), le Partenariat Public-Privé (PPP) du plan de vidéoprotection de la Ville de Paris portant sur la conception, l’installation, l’exploitation, la maintenance, le renouvellement et le financement de 1 106 caméras et du système associé sur une durée de 17 ans. Les travaux d’installation ont débuté en juillet et s’achèveront au printemps 2012. Ils mobilisent près de 100 ingénieurs pour réaliser ce déploiement complexe dans un délai particulièrement court. Ce contrat d’un montant de 194,5 millions d’euros H.T. est une référence nationale dans le domaine de la vidéoprotection.(...)

Mandataire de la construction comme de l’exploitation, INEO assure la conception, le déploiement et l’intégration du système vidéo, basé sur une infrastructure réseau haut débit (300 km de fibres optiques installés dans les égouts) construite pour le projet et dont la Préfecture restera propriétaire. Les systèmes de communication et d’information géographique sont connectés aux commissariats, centres d’exploitations et aux systèmes partenaires existants (Mairie de Paris, SNCF, RATP, et Printemps). Ces systèmes interconnectés renforceront la capacité opérationnelle de la Préfecture de Police.
 


 

-> Citelum

Ce montant est à revoir à la hausse, puisque maintenant on parle de 251.9millions d'euros[2]. De plus dans le 17eme on installe une caméra dite "oubliée"[3] en 2013, donc caméra à ajouter au PVPP.

Dans le bilan opérationnel de la PVPP du 9 janvier 2013, il est précisé que 993 caméras, soit 89,8 % du total prévu, sont opérationnelles[2].

Dans un article d'Aurélien Véron intitulé Caméras de protection… ou de surveillance ?[4] il est fait état de montants (pour le 2eme arrondissement et ses "26 caméras, dont 24 tournent et sont reliées au commissariat d’arrondissement et central parisien" :

 
 
L’installation d’une caméra coûte 80.000€ environ, soit plus de 2 millions pour notre seul petit arrondissement. Leur entretien annuel représente environ 15.000€ par caméra et par an, soit 360.000€ par an pour notre stock alloué à ce jour.
 

 

->

Ces propos sont rapportés par Aurélien Véron lors d'une rencontre avec le commissaire Vincenti.

Les images sont sauvegardées 30 jours ou plus en cas que réquisition judiciaire. Les images sont exploitables par plus de 2500 policiers et pompiers[2]

Il faut ajouter à cela 250 caméras de circulation (Boitier motorisé si dessous) qui ne font pas l'objet d'enregistrements et dont les flux étaient déjà accessibles par la préfecture de police avant le PVPP[2], les caméras privées qui filment la voie publique, les caméras de RATP et SNCF, ainsi que des caméras publiques appartement à des musées, administrations... Manuel Valls parlera de plus de 10 000 caméras accessibles en direct par la police lors d'une commission [5]:

 
 
Les services de police ont déjà accès à plus de 10 000 caméras grâce à des partenariats, notamment avec Rosny 2, le CNIT et le centre commercial des Quatre Temps à La Défense, la RATP et la SNCF.
 

 

-> Manuel Valls

Au total, les forces de police peuvent donc s'appuyer au quotidien sur un réseau de plus de 30 000 caméras en Ile-de-France.[2]


Dome noir

Ce dôme noir a été massivement déployé au moment du plan d'installation des 1000 caméras à Paris.

dôme noir

Ce modèle-ci est plus ancien. Si on le regarde de près on peut lire la marque HIKVISION. Le modèle ressemble fortement à la HIKVISION DS-2DF1-783 [6] ou à HIKVISION DS 2DF1 77A [7]. Il se peut que ces modèles ai été vendu par Aasset-Security entreprise conséquente qui a des bureaux à Paris et qui vend du HIKVISON. Cette entreprise travaille avec des mairies françaises (Colombes [8], Villes-du-Bois [9]...) . Le 11 octobre 2011 elle publie sur son compte youtube une vidéo de présentation de la [7] bien après le début du déploiement des premières caméras (le 7 juillet 2010).

dôme noir

Il a été constaté que certains dômes changeaient de positions toutes les 35secondes, en faisant un mouvement de 90° vers la droite.

Boitier motorisé

Caméra de la Ville de Paris essentiellement pour le trafic.

Caméra motorisée blanche

Boitier fixe marron

Caméra apparue sur les carrefours aménagés en 2012-2013 pour le nouveau tramway. Nous ne sommes pas sûrs de l'opérateur, mais cela semble orienté trafic et croisement avec le tramway, donc potentiellement là RATP pour surveiller les intersections.

Fichier:Example.jpg

Supposition sur la portée des nouveaux dômes parisiens

En janvier 2013, W9 diffusait un reportage comme il en diffuse très régulièrement sur la police. Celui-ci était consacré aux chauffards à Paris. Une séquence était intéressante. En voici les captures.

  • Tout d'abord sur la photo Poste de visionnage, le petit boitier entre les deux écrans doit recevoir une carte, apparemment il permet de valider l'accès au poste.
  • Les captures d'écrans semblent montrer le "logiciel" utilisé pour le choix de la caméra. Les caméras sont celles de l'Avenue de Flandre dans le 19eme.
  • L'orientation ainsi que l'angle sont spécifiés sur le "Mur Video VMX". On peut voir également ce logiciel en action dans "Préfecture de Police - La Vidéo-Verbalisation".
  • Le numéro de caméra est spécifié en haut de l'image, c'est le même que sur les PDF avec la liste des caméras fournie par la préfecture (Voir Annexes/PDF).
  • Les images vidéo proviendraient de la caméra de la Rue Riquet/Avenue de Flandres (cam n°96167).

Après consultation sur place de l'image capturée et un calcul de la distance sur bikemap. La caméra filme le banc/lampadaire/panneau de pub situé en face du 76 avenue de Flandres (Street View) soit environ 120/140m de la caméra. L'image apparaît de mauvaise qualité, mais il ne faut pas oublier que c'est un cadreur qui filme l'écran et que le zoom de la caméra de surveillance a de très forte chance d'être numérique.

Ces éléments ont été confirmés lors de l'affaire dite du "Tueur fou" en novembre 2013 (ref manquante).

Vidéo-Verbalisation

 
 
13 zones sont ciblées à Paris:
  • Les avenues des Champs-Elysées et de l'Opéra, la rue de Rivoli et la place Saint-Augustin sont intégrées au dispositif en raison des nombreux franchissements de feu rouge. * Les Grands boulevards, l'avenue du Général Leclerc, la rue de Vaugirard et le boulevard Saint-Germain - sont visés pour leurs nombreux stationnements irréguliers sur les voies de bus et/ou de taxi.
  • Le boulevard Barbès et l'avenue de Clichy pour leurs nombreux accidents corporels pour l'emprunt d'une voie non affectée à sa catégorie.
  • Le boulevard Sébastopol, l'avenue Jean-Jaurès, la rue Max Dormoy et de nouveau la rue de Rivoli pour leurs problèmes de stationnement en double file.
     

 

-> #Vidéo-Verbalisation

Batiments Public

Un accord a été conclu avec Thales [10] pour les sites municipaux et départementaux.

 
 
Thales a été retenu par la Mairie de Paris pour la fourniture et l’installation des systèmes de sûreté destinés aux infrastructures de la ville et du département de Paris (écoles, bibliothèques, espaces verts, centres sportifs, musées, sites administratifs, etc). D’une durée d’un an, le contrat est renouvelable 3 fois.
  • protection des personnes et des biens sur le domaine de la Ville de Paris ;
  • lutte contre les incivilités ;
  • surveillance et protection des bâtiments de la Commune et du Département de Paris ;
  • réduction du sentiment d’insécurité, dans le cadre du contrat parisien de sécurité

et en liaison avec la Préfecture de Police ;

  • sécurisation d’événements municipaux.

Thales va fournir et intégrer l’ensemble des sous-systèmes – vidéoprotection, contrôle d’accès, système anti-intrusion, interphonie, gestion des visiteurs, etc. Chaque sous-système sera livré avec son logiciel de supervision qui peut être intégré dans le système de gestion vidéo Thales Vidéo Solution. Ces systèmes compléteront ou moderniseront, pour la Mairie de Paris, les outils de prévention contre les risques de malveillance.

L’ensemble des informations (alarmes, supervision, flux vidéo, administration des sous-systèmes, etc.) pourra être exploité au Centre de Gestion de Crise (CGC) et au Centre de Veille Opérationnelle (CVO) de la Direction la Prévention et de la Protection des services municipaux. Dans le cadre de ce contrat, Thales a signé un partenariat avec Revolux, filiale de SPIE – Leader Européen des services en génie électronique, mécanique et climatique, de l’énergie et des systèmes de communications - responsable de l’installation des équipements. Client historique de Thales, la Mairie de Paris s’est déjà équipée en 2008 d’un système assurant la sûreté de l’Hôtel de ville de Paris.(...)
 


 

-> octobre 2012

Transports en commun

La RATP possède plus de 18 500 caméras dans ses bus et ses tramways (quatre par autobus standard et six dans les autobus articulés). La visualisation des images se fait en différé en cas d'incident. Quelque 9 000 caméras équipent les métros et RER[2]. Les images sont conservées 72 heures, mais peuvent être archivées à la demande des services d'enquête. Une consultation est possible en temps réel dans les PC de sécurité de la RATP et de la police. Il est en outre possible de procéder à un "export massif" des images dans les affaires de terrorisme. Les trains et rames de nouvelle génération ou rénovés sont également dotés de vidéosurveillance[2].

Pour son cout celui-ci aurait coûté 153,50 millions d'euros dont 90,50 de subventions (Etat/Stif) et 63 millions d'euros sur financement RATP[2].

Dans un document datant de 2006 présent si dessous, la RATP (Alain Caire) indique que des caméras sont présentes dans 400 stations de métro et de RER, ainsi que dans le matériel roulant (métro, bus et tramway). Leurs images sont communiquées à la préfecture de police.

On retrouve également sur internet un PDF d'une présentation d'Alain Caire alors responsable de la sécurité à la RATP rédigée en 2006.[11]

Deux slides sont absents. Ils ne possèdent qu'une vignette noire. Le PDF a été créé à partir d'un fichier powerpoint, il devait s'agir de vidéos intégrées.

Comme on peut le lire. La RATP teste différents systèmes, notamment des systèmes dits "intelligents", n'hésitant pas à utiliser des usagers comme cobayes, comme le montrent les photos. Sur la vignette 15 on peut voir l'entrée d'un bus et la technologie de comptage de chez Blue Eye Video.

Courant 2013 la RATP a lancé un appel d'offres pour un "péage à reconnaissance faciale". Le document très inquiétant sur le cet appel d'offres est disponible ici : Voir Annexes/PDF

On peut notamment y lire

 
 
Trois cas de figure se présentent alors :
  • - Le voyageur est identifié, l’application va alors vérifier la validité de son contrat par rapport à son lieu d’entrée ou sortie sur le réseau.
  • - Le voyageur n’est pas reconnu, et dans ce cas, l’application enregistre la signature biométrique dans une base de données de « fraudeurs » afin de pouvoir enregistrer l’ensemble de ses infractions.
  • – Le voyageur n’est pas identifié en tant que personne (tête tournée, camouflage, …).
     

 

-> sous-surveillance/Paris#PDF

SNCF

Fin septembre 2013, la SNCF dénombrait 4 596 caméras dans ses gares d'Ile-de-France et 6 559 dans ses trains. Les nouveaux Transiliens (trains de banlieue) en sont systématiquement équipés. Les images sont observées en temps réel à partir du PC national Sûreté de la SNCF et à partir de cinq centres de gestion en Ile-de-France ouverts 24 heures sur 24. Les enregistrements peuvent aussi être utilisés a posteriori par la police après réquisitions. Fin septembre 2013, la police avait procédé à 3 000 réquisitions depuis le début de la SNCF, selon la SNCF[2].

Tramway

Ligne T2

Les rames sont équipées de la climatisation, d'un système de vidéosurveillance et d'instruments de mesure du trafic voyageur. (Source)

Ligne T3a

Sur la T3a les rames possèdent 4 caméras extérieures pour les portes.

(thumbnail)
Quatre caméras au-dessus des portes

Le conducteur à accès à celles-ci depuis son tableau de bord.

(thumbnail)
Écrans du conducteur

Sur chaque quai 2 caméras de type boite filment le quai. L'opérateur est sans doute la régie RATP, mais également la préfecture de police puisque celle-ci a accès aux images.

(thumbnail)
Deux caméras sur chaque quai

Dans les virages on retrouve une caméra par voie. Utilité?

(thumbnail)
Caméras dans le virage à Vincennes. Une par voie.

Annexes

Sites

Militants

Institutionnelles

Vidéo-Verbalisation

PDF

Videos

Références

  1. Feu vert pour un vidéosurveillance accrue à Paris
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3, 2,4, 2,5, 2,6, 2,7 et 2,8 Monde : Traque du tireur : le réseau de vidéosurveillance à l'épreuve
  3. [http://www.anne-hidalgo.net/actualites/communique-dannick-lepetit Caméra "oubliée" : La Mairie du 17ème : des gesticulations sans action ]
  4. Aurélien Véron : Caméras de protection… ou de surveillance ?
  5. Commission élargie : sécurités, contrôle de la circulation et du stationnement routiers
  6. Fiche technique : HIKVISION DS-2DF1-783
  7. 7,0 et 7,1 Fiche technique : HIKVISION DS-2DF1-77A
  8. Aasset Security équipe Colombes
  9. Aasset Security équipe la Villes-du-bois
  10. Thales fournit à la Mairie de Paris des systèmes de sûreté destinés aux sites municipaux et départementaux
  11. Fichier de présentation d'Alain Caire en 2006 alors responsable de la sécurité dans le réseau RATP: "La vidéo protection à la RATP : Réalités d’aujourd’hui et perspectives de demain". Il est maintenant adjoint au maire à Rognes et également "Président de la fédération professionnelle des métiers des Transports" au sein de l'UMP (source)
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